Le futur pôle normand des sciences nucléaires et de leurs applications rassemble près de 130 acteurs du domaine en réunion plénière à Caen.
Caen, le 4 février 2010 – Près de 130 personnes étaient présentes au GANIL, à Caen, pour prendre connaissance de l’état d’avancement de ce pôle et de son plan d’actions pour 2010. Au cours de cette manifestation, le pôle a annoncé sa structuration prochaine sous forme d’une association. De son côté, la Société IBA, leader mondial dans la distribution de radio traceurs et dans la protonthérapie, a annoncé la création d’une filiale à Caen dans le contexte du projet ARCHADE.
Les études récentes élaborées par le CESR et la DRIRE Basse-Normandie ont clairement démontré la forte concentration de savoir-faire en Basse-Normandie dans le domaine des sciences nucléaires et de leurs applications autour de la recherche, des entreprises et de la formation, en particulier dans les secteurs de la santé, de l’énergie, de la matière et sur des sujets aussi divers que la radiothérapie ou la radio-protection.
DES OBJECTIFS AMBITIEUX
Compte-tenu de l’importance de ce secteur qui représente plus de 10000 emplois directs en région, un consortium s’est constitué en 2009 avec l’ambition de rassembler ces acteurs, leurs compétences et leur savoir-faire à travers trois objectifs majeurs : renforcer la lisibilité et l’attractivité de la Basse-Normandie dans ce domaine, au plan local et international, apporter une cohérence territoriale en réunissant les deux grands pôles géographiques de Cherbourg et Caen autour d’un projet commun et, enfin, être un lieu de d’échanges et de convergence autour de projets collaboratifs avec une ambition affirmée d’innovation et de création d’emplois.
UN PLAN D’ACTIONS RICHE POUR 2010
Résultat d’une réflexion menée depuis 6 mois, un plan d’actions a été exposé aux représentants du monde de l’entreprise (plus de 40 ont participé : EDF, AREVA, DCNS et de nombreuses PME), de l’enseignement supérieur et de la recherche (Université, ENSICAEN, GANIL, CYCERON, Centre F.Baclesse, CHU), des grands organismes CEA et CNRS, des compagnies consulaires, des organismes de développement économique, de l’Etat et de la Région.
Ce plan est constitué de 3 axes :
- L’accompagnement de grands projets structurants. Citons les projets ARCHADE (création d’un Centre Européen de Recherche et Développement en Hadronthérapie à Caen), SPIRAL2 (futur accélérateur pour l’exploration des confins de la matière), GENESIS (création d’un nouveau laboratoire unique au monde pour l’étude du comportement des matériaux irradiés et la recherche de nouveaux matériaux) ou encore le développement de la plate-forme d’imagerie biomédicale CYCERON. D’autres projets, tout aussi ambitieux, touchent au domaine de la formation, initiale ou continue, avec un projet de Master International, d’une halle technologique mutualisée ou encore la création d’une cellule de formation continue.
- La création d’une plateforme de services à disposition des entreprises et tout particulièrement des PME et TPE au cœur du développement industriel, avec un objectif d’accroissement de la compétitivité, un accès élargi à de nouveaux marchés, y compris à l’international. Le pôle soutiendra le développement et l’accueil de nouvelles entreprises, en particulier dans le domaine des applications médicales du nucléaire.
- L’animation et la promotion du secteur par une mise en valeur de la richesse des compétences de la région, en s’appuyant aussi sur les grands projets en tant que vitrine régionale.
La mise en place de ce pôle s’inscrit dans les objectifs stratégiques de la Région Basse-Normandie. Le Schéma Régional de Développement Economique (SRDE) met en effet l’accent sur l’accompagnement des pôles et des filières ainsi que le Schéma Régional de l’innovation (SRI) qui définit des champs porteurs d’innovation tels que la santé et l’énergie.
La démarche de concertation nécessaire à la création de ce pôle est animée par Daniel Guerreau, ancien Directeur Général de l’ENSICAEN et Président du Comité Consultatif Régional pour la Recherche et l’Innovation. La Région lui avait confié ce rôle par une lettre de mission en date du 15 mai 2009.